Légère, précise, autonome : la Forerunner 255S s'est imposée comme ma montre au quotidien pour la préparation triathlon.

J’avais besoin d’une montre qui reste au poignet tout le temps. Pas seulement à l’entraînement. La nuit, au bureau, en mer.

Une montre qui sait se faire oublier

C’est une montre pensée pour les poignets fins. Son boîtier mesure 41 mm, contre 46 mm sur la version standard. À titre de comparaison, les montres Seiko automatiques que je porte (sarb033 ou encore la Turtle) sont respectivement en 38 mm et 41 mm. Elle pèse 39 g. On l’oublie pendant les sorties longues, mais aussi la nuit. Le suivi du sommeil fonctionne donc vraiment : la montre ne dérange pas et les données que j’obtiens sont hyper cohérentes.

L’écran toujours lisible est ce qui m’a convaincu lors de l’achat, où j’hésitais avec une version AMOLED qui nécessite un geste pour allumer l’écran. L’heure s’affiche en permanence, sans geste de poignet. Sur le vélo, c’est pratique. En course, idem. Le rendu MIP reste lisible en plein soleil. C’est l’avantage de cette technologie sur l’AMOLED : elle consomme peu et reste visible à l’extérieur. Revers de la médaille : l’écran est moins flatteur qu’une version AMOLED, mais l’autonomie reste la même. Au niveau de la batterie, je conserve une autonomie de 7 jours environ avec une séance de sport par jour en moyenne.

Le verre Gorilla Glass 3 est résistant, mais dès la réception de la montre j’ai ajouté un verre de protection que je change tous les 6 mois car il prend pas mal de petits chocs du quotidien.

En utilisation sur les trois segments

Running. C’est là où la 255S brille le plus. Les métriques de foulée sont mesurées au poignet sans accessoire supplémentaire : cadence, longueur de foulée, temps de contact au sol. Le statut d’entraînement oriente les séances en fonction de la récupération réelle. Les suggestions quotidiennes s’adaptent aux courses à venir dans Garmin Connect. La montre est très précise au niveau du GPS et lors de courses je suis toujours à +/- 25 m.

Natation. Pas de problème. La montre est étanche jusqu’à 50 mètres. Elle enregistre les longueurs, reconnaît les nages, mesure la fréquence cardiaque. Le format S ne gêne pas sous la combinaison, et c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je suis partie sur ce modèle. Zéro problème lors de la transition T1. Je l’utilise aussi bien en bassin qu’en eau libre, les deux profils sont présents en natif.

Vélo. J’utilise un Garmin Edge 130 comme compteur principal. La 255S fait un bon complément : elle surveille la fréquence cardiaque et le Body Battery pendant l’effort, sans dupliquer les données du compteur.

Un lecteur de musique qui tient ses promesses

La version Music embarque 32 Go de stockage, soit environ 500 titres. Spotify, Deezer, Amazon Music et YouTube Music sont supportés. La synchronisation des playlists offline fonctionne bien. Pendant l’entraînement, il suffit de connecter des écouteurs Bluetooth. Le seul bémol : écouter de la musique en mode GPS consomme nettement plus de batterie, elle tombe à environ 5 h 30 d’autonomie dans ce cas. C’est une fonctionnalité que j’ai abandonnée pour cette raison.

Comparatif montres GPS triathlon dans la même gamme

ModèlePoidsAutonomie GPSProfil triathlonPrix indicatif
Garmin Forerunner 255S Music39 g26 hOui~290 €
Coros Pace 330 g38 hOui~200 €
Polar Pacer Pro45 g35 hOui~270 €
Garmin Forerunner 165 Music39 g19 hNon~230 €

Ce que j’aime moins

  • Le prix reste élevé pour un triathlète qui débute avec un budget serré.
  • Dans certaines situations l’écran n’est pas très lisible.
  • La prise en main des fonctions avancées demande un peu de temps au démarrage.

Mon verdict

Pour qui : le triathlète amateur qui cherche une montre légère à porter 24h/24, avec des métriques sérieuses sur les trois segments. Idéale en préparation triathlon. Moins adapté pour : les personnes avec un gros poignet.

Voir la Garmin Forerunner 255S Music sur iRun

Verdict Garmin Forerunner 255S Music
4 /5
Testé et approuvé par Alexandre de The French Triathlon